FACULTÉ DES
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tél.: (420 2) 24 92 14 00


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Bergson et la phénoménologie



Prague, 31 octobre - 2 novembre 2002





Avec le soutien des organismes suivants :


Adresses

Le colloque se tiendra a deux endroits différents :

Jeudi 31 octobre et vendredi 1er novembre dans la bibliotheque du CEFRES : Vyšehradská 49 - Cloître Emmaüs, 3eme étage (téléphone 00 420 - 224 92 14 00 ; pour plus d'informations veuillez consuler le site www.cefres.cz)

Samedi 2 novembre dans le Centre de recherches phénoménologiques (entrée : Husova 4, 3eme étage. Tél : 00420 - 222 220 671. Pour plus d'informations veuillez consulter le site www.cts.cuni.cz ou bien www.cfb.cuni.cz).










Organisation : Jakub Capek, jakub.capek@ff.cuni.cz


Programme du colloque "Bergson et la phénoménologie"
31 octobre - 2 novembre 2002




jeudi 31 octobre (au Cefres)




10h00 ouverture du colloque

10h30 - 11h30:
     Renaud Barbaras: Le probleme de l'expérience : différence ou corrélation?
     (Paris-I Panthéon-Sorbonne)

11h30 - 12h: discussion

14h00 - 14h40 :
    Ondrej Svec: Originalité et limites du dualisme bergsonien
    (Université Charles de Prague)

14h40 - 15h10: discussion

pause 15h10 - 16h

16h00-16h40:
    Jean-Michel Salanskis: Bergson, le continu et l'Etre-au-monde
    (Paris-X Nanterre)

16h40-17h10: discussion

vendredi 1 novembre (endroit : Cefres)




9h30 - 10h10
    Florence Caeymaex: Les phénoménologies existentialistes et leur héritage bergsonien
    (Université Liege)

10h10 - 10h30: discussion

pause 10h30 - 11h

11h00 - 11h40:
    Jakub Capek: Les apories de la liberté bergsonienne
    (Université Charles de Prague)

11h40 - 12h: discussion

14h00 - 14h40:
    Frédéric Worms: Le descriptible et l'indescriptible, Bergson entre phénoménologie et métaphysique
    (Université Lille-III)

14h40 - 15h10: discussion

pause 15h10 - 16h

16h00-16h40
    Leonard Lawlor: God and Concept - Bergson and Levinas
    (University of Memphis)

16h40-17h10: discussion

samedi 2 novembre (au Centre de recherche phénoménologique - cfb)




9h30 - 10h10
    Pavel Kouba: Die Bewegung zwischen Zeit und Raum
    (Université Charles de Prague)

10h10 - 10h30: discussion

pause 10h30 - 11h

11h00 - 11h40:
    Wolfhart Henckmann: Bergson und Scheler Schelers Auseinandersetzung mit der Philosophie Bergsons
    (Université Munich)

11h40 - 12h: discussion

14h00 - 14h40:
    Hans Reiner Sepp: Bergson und Ingarden
    (Centre des recherche phénoménologiques, Prague)

14h40 - 15h10: discussion

pause 15h10 - 16h

16h00-16h40
    Miroslav Petøíèek: Bergson und Bergson
    (Université Charles de Prague)

16h40-17h10: discussion

Renaud Barbaras: Le probleme de l'expérience : différence ou corrélation?

Cet exposé proposera une confrontation générale du bergsonisme et de la phénoménologie a partir de leur différence fondamentale d'attitude quant au statut de l'expérience et de la Totalité qui lui est corrélative.

Renaud Barbaras est professeur de philosophie a l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il a publié notamment De l'etre du phénomene. Sur l'ontologie de Merleau-Ponty (Millon, 1991, 2001), La perception. Essai sur le sensible (Hatier, 1994), Le tournant de l'expérience. Recherches sur la philosophie de Merleau-Ponty (Vrin, 1998), Le désir et la distance. Introduction a une phénoménologie de la perception (Vrin, 1999). Son ouvrage Autrui (Quintette, 1989) a été traduit en tcheque par Josef Fulka Druhý (Parva Philosophica, Prague, 1998) de meme que son livre La perception (Vnímání, Parva Philosophica, Prague 2002 - sous presse).


Ondrej Svec: Originalité et limites du dualisme bergsonien

Quelle est la signification précise de l'idée directrice de Matiere et mémoire, selon laquelle la vie psychique se joue tantôt plus loin, tantôt plus pres de la matiere ? S'il fallait entendre par la la possibilité pour l'âme de se détacher de la prison du corps, comme dans le mythe de Platon, alors le dualisme bergsonien resterait enfermé dans le préjugé d'une différence de valeur entre l'esprit noble et le corps mécanique. Pour montrer la distance qui sépare le schéma platonicien de la métaphore de Bergson, nous allons étudier les trois différents cas de figures du détachement spirituel : le reve, la réflexion philosophique, la création artistique. En retournant ensuite au concept de l'attention a la vie, nous défendrons Bergson contre l'interprétation selon laquelle il envisagerait le corps comme un emprisonnement, dans l'espace et dans le temps, du moi profond.

Ondrej Svec travaille depuis 2001 sur une thése en cotutelle (Prague - Lyon) qui porte sur la phénoménologie de l'affectivité. Domaines de recherche : philosophie du 20eme siecle, philosophie française (surtour Descartes), antropologie. Publication : Descartes, Traité des passions de l'âme, traduction et introduction (Mladá Fronta 2002).


Jean-Michel Salanskis: Bergson, le continu et l'Etre-au-monde

On voudrait juger de la relation entre Bergson et la phénoménologie en réfléchissant sur leur rencontre ou leur croisement sur deux themes: celui du continu et celui de l'Etre-au-monde.

D'un côté, on examinera de quelles manieres tout a fait différentes le continu est primordial chez Bergson comme chez Husserl, pour aboutir a une discussion qui renvoie dos a dos l'interprétation bergsonienne et l'interprétation heideggerienne de Husserl.

D'un autre côté, on essaiera de comprendre comment il se fait que Bergson peut etre mentionné comme le précurseur philosophique du courant constructiviste en sciences cognitives aussi bien et au meme titre que Merleau-Ponty: cette identité de fonction quasi "politique" signifie-t-elle une congruence conceptuelle profonde?

Jean-Michel Salanskis : d'abord philosophe des mathématiques et en général épistémologue (L'herméneutique formelle, Paris, Editions du CNRS, 1991, Le temps du sens, Orléans, Editions Hyx, 1997 et Le constructivisme non standard, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 1999). Jean-Michel Salanskis, professeur de Philosophie des sciences, Logique et Epistémologie a l'Université Paris X-Nanterre, s'est essayé a exposer a sa maniere les fondements de la pensée phénoménologique dans deux petits ouvrages didactiques (Heidegger, Paris, Les Belles Lettres, 1997 et Husserl, Paris, Les Belles Lettres, 1998). Il s'efforce maintenant de présenter ses idées dans des livres de "philosophie générale" (Modeles et pensées de l'action, Paris, L'Harmattan, 2000 et Sens et philosophie du sens, Paris, Desclée de Brouwer, 2001).


Florence Caeymaex: Les phénoménologies existentialistes et leur héritage bergsonien

Loin de répéter les phénoménologies de Husserl ou de Heidegger, les ouvres de Sartre et de Merleau-Ponty présentent chacune des singularités qui autorisent un questionnement génétique. Ces deux versions de la phénoménologie portent entre autres la marque de l'héritage philosophique français : les problemes légués par celui-ci déterminent, partiellement au moins, la configuration interne des phénoménologies qui tout a la fois les révelent, les mettent a l'épreuve de la critique et entreprennent de les modifier. Autrement dit, les mutations que Sartre comme Merleau-Ponty imposent a la phénoménologie peuvent aussi s'expliquer par les débats dans lesquels ils l'engagent.

Dans cet héritage, la philosophie bergsonienne occupe sans conteste une place singuliere ; avant l'arrivée de la phénoménologie, elle fut une tentative de renouvellement fondamental de tous les problemes. Bergson, avant Sartre et Merleau-Ponty, lance l'offensive contre l'idéalisme réflexif (l'intellectualisme), la métaphysique abstraite et les naivetés ontologiques de la psychologie positive. Son ambition est de répondre a la crise de l'esprit par une transformation radicale de la métaphysique et l'instauration d'un alliance nouvelle avec les sciences, qui doivent déboucher sur une philosophie enfin « concrete », faisant droit a l'expérience pure. Les premiers ouvrages philosophiques de Sartre et de Merleau-Ponty, occupés des memes adversaires et d'un meme souci du « concret » et des « faits », s'emploient cependant a une disqualification du bergsonisme ; la phénoménologie transcendantale joue évidemment un rôle majeur dans cette opération. D'autre part, les « existentialismes », qui accordent tant d'importance a l'inscription de la pensée et de la réflexion dans l'expérience - et cela, a nouveau, contre « l'idéalisme réflexif » - préferent cependant la réflexion phénoménologique a l'intuition bergsonienne. Un congé définitif est-il pour autant donné au bergsonisme ? C'est au lieu de cette question qu'il convient d'examiner et de questionner la profondeur de la différence qui sépare l'ontologie phénoménologique sartrienne de l'ontologie finale de Merleau-Ponty, mais également d'apprécier plus particulierement la position de celle-ci a l'égard de la phénoménologie.

Un lecteur curieux de L'etre et le néant aura sans doute repéré toutes les thématiques bergsoniennes qui continuent de hanter l'ontologie de Sartre : liberté, création, spontanéité, affrontement a l'inertie, émotion avaient permis a Bergson de composer le concept central de durée. Ces notions, étrangeres a la phénoménologie, viennent pourtant caractériser l'intentionnalité de la conscience, entendue comme rapport d'etre. Le déplacement est de taille : la durée, ramenée au plan du cogito préréflexif (pour-soi), releve d'une philosophie de l'existence et d'une ontologie qui s'arretent au seuil de la métaphysique et entérinent la différence absolue du pour-soi avec l'etre (en-soi).

L'existence et la facticité dont nous parle Merleau-Ponty s'élucide a partir de l'expérience charnelle de la perception. La réflexion qui se retourne sur celle-ci, loin de renvoyer le Dasein a la rupture avec l'etre qu'il est, comme chez Sartre, ramene au contraire celui-ci et le resoude a l'expérience dont il provient et qui se continue dans la réflexion elle-meme. La tentative de description de cette expérience, sans les ressources du langage de l'objectivité, mobilise les efforts de Merleau-Ponty : elle le conduit jusqu'a l'exigence d'une critique de l'ontologie dans laquelle se profile la secondarisation, voire l'effacement, des catégories de sujet et d'objet, de conscience et de chose. Dans ce mouvement, l'oeuvre de la pensée, le questionnement philosophique constituent une maniere de continuation de l'expérience elle-meme. Pensée et langage se déportent vers une quasi-matérialité avec l'exploration de l'expression et de l'ordre symbolique ; cette exploration manifestera une symétrie entre signifiant et signifié qui sera décisive dans la critique de l'ontologie classique.

Nous essaierons de montrer que l'ontologie de la chair qui s'élabore finalement, si elle doit effectivement se départir radicalement de l'ontologie de « l'objet » qui gouverne au fond les versions aussi bien cartésiennes, kantiennes, husserliennes ou sartriennes de l'etre, doit en conséquence concevoir la chair comme l'unique plan de l'expérience sensible pure (qui ne connaît d'abord ni objet, ni sujet), et concevoir cette expérience elle-meme comme devenir, a laquelle la pensée est immanente. Si ces deux exigences nous apparaissent comme les conditions que pose implicitement l'ontologie de la chair, nous sommes amené a interroger la nature profonde de cette ultime mutation, chez Merleau-Ponty, du projet phénoménologique. Nous montrerons en quoi ces deux exigences renouent avec celles qui commandent au bergsonisme, que Merleau-Ponty prend alors comme interlocuteur privilégié. Des lors, on pourra se demander si une radicalisation du projet phénoménologique n'aboutit pas, dans une inflexion originale, a la formulation d'une nouvelle métaphysique inscrite dans le sillage de l'empirisme radical, des « philosophies de l'expérience pure ». Nous pourrons caractériser la direction de cette inflexion comme l'inverse de celle de Sartre : « je prends mon point de départ la ou Sartre a son point d'arrivée, dans l'Etre repris par le pour Soi ». Plus profondément, si cette inflexion a l'allure d'un franchissement des bornes qui définissent la phénoménologie, elle n'aura pas pour autant fini de questionner celle-ci : et la phénoménologie et l'empirisme radical sont en effet a la recherche de « l'expérience transcendantale ».

Florence Caeymaex est née en 1971. Elle est docteur en philosophie et lettres de l'Université de Liege en Belgique, ou elle travaille actuellement en tant que chargée de recherches du Fonds National de la Recherche Scientifique, attachée au service de philosophie morale et politique. Ses recherches se sont d'abord portées sur la phénoménologie husserlienne et la phénoménologie française en particulier, pour se tourner ensuite vers la filiation bergsonienne de celle-ci. Elle est l'auteur de plusieurs articles et contributions a des ouvrages collectifs consacrés a Sartre, Merleau-Ponty et Bergson. Dans une perspective plus politique, l'axe de ses recherches nouvelles est une confrontation des démarches de Sartre et de Foucault dans leur tentative de poser les conditions de possibilité d'un savoir de l'histoire. Elle assure en outre deux cours sur la philosophie des sciences a destination des étudiants de la Faculté des Sciences de l'Université de Liege.


Jakub Capek, Les apories de la liberté bergsonienne

En confrontant la doctrine bergsonienne de la liberté aves trois idées qu'on associe souvent a la liberté, on propose ici une mise en relief de l'originalité du bergsonisme. A la fin de ce parcours, la question surgit : la liberté - est-elle vraiment une donnée immédiate, est-elle vraiment un fait ? Touche-t-on vraiment, en éprouvant la liberté profonde, quelque chose d'absolu ? Pour mieux saisir ces questions, on se rapporte a la phénoménologie de Merleau-Ponty, ou la liberté est plutôt un effet de contraste, ou l'acte libre a besoin d'un champ, d'un fond duquel il se détache. Mais si la liberté ne peut "se prononcer" que dans un contexte, il n'est plus possible de lui attribuer le caractere absolu. Et pourtant, meme apres cette critique inspirée par Merleau-Ponty, on peut dire que Bergson a découvert un sens nouveau de la liberté.

Jakub Capek, docteur en philosophie de l'Université Charles de Prague et de l'Université Paris-X Nanterre (doctorat en cotutelle, these Le temps dans la décision - la décision dans le temps : le probleme de la décision chez Bergson, Heidegger, Sartre et Ricoeur, 2001). Il travaille a l'UFR de philosophie de l'Université Charles de Prague. Domaines de recherche : la philosophie allemande et française du 20eme siecle, phénoménologie, hérméneutique. Articles sur J. Derrida, E. Fink, H. Bergson, traductions (E. Fink, B. Waldenfels, H-G Gadamer, H. Bergson, P. Ricoeur).


Frédéric Worms: Le descriptible et l'indescriptible, Bergson entre phénoménologie et métaphysique

Frédéric Worms est maître de conférences a l'Université de Lille III. Domaines de recherche : histoire de la philosophie contemporaine (Bergson, philosophie française du XXeme siecle), philosophie générale, philosophie morale et politique (relations morales, droits de l'homme). Principales publications : Introduction a "Matiere et mémoire" de Bergson (PUF, 1997), Bergson biographie (avec P. Soulez, Flammarion, 1997), "Penser la violation. Relations morales et protection publique", Esprit, février 2000, pp. 66-81, Le Vocabulaire de Bergson, Ellipses, 2000, Rousseau : Emile IV, commentaire précédé d'un essai introductif : "Emile ou la découverte des relations morales", Ellipses, 2001.


Leonard Lawlor: God and Concept: On the Love of the Neighbor in Levinas and Bergson

This essay attemps to do two things. On the one hand, it attempts to compare what must be seen as the two poles of contemporary French philosophy: Levinas and Deleuze. This comparison takes place on the basis of their respective relations to Bergsonisms and phenomenology. On the other hand, the essay pursues Levinas's relation to Bergson, in particular, to Bergson's final work, The Two Sources of Morality and Religion.

Leonard Lawlor is Dunavant Distinguished Professor of Philosophy at the University of Memphis (USA). He is the author of Derrida and Husserl: The Basic Problem of Phenomenology (Indiana, 2002). He has two more books forthcoming: Thinking Through French Philosophy: The Being of the Question (Indiana, 2003), and The Challenge of Bergsonism: Phenomenology, Ontology, Ethics (Continuum, 2004). He is also one of the co-editors of Chiasmi International: Trilingual Studies Concerning the Thought of Merleau-Ponty.


Pavel Kouba - Die Bewegung zwischen Zeit und Raum

Bergsons Entwicklung kann man als eine permanente Auseinandersetzung mit dem Grundansatz seines Denkens, d. h. mit der Unterscheidung von zeitlicher und räumlicher Realität auffassen. Der Beitrag stellt die Schwankungen zwischen strikter Gegensätzlichkeit und wesentlicher Zusammengehörigkeit im Verhältnis von Zeit und Raum dar. Als Leitfaden dienen die beiden möglichen Auffassungen der Bewegung bei Bergson.

Pavel Kouba, studierte Philosophie bei Jan Patocka, 1996 Habilitation mit der Schrift Nietzsche. Philosophische Interpretation (deutsche Fassung erschien unter dem Titel Die Welt nach Nietzsche 2001 beim Fink-Verlag in München). Seit 1998 Direktor des Instituts für Philosophie und Religionswissenschaft an der Karlsuniversität in Prag. Seit 2000 auch Leiter des Zentrums für phänomenologische Forschung an der tschechischen Akademie der Wissenschaften. Mitübersetzer von Heideggers "Sein und Zeit" ins Tschechische, Mitherausgeber der tschechischen Gesammelten Schriften von Jan Patocka. Auf deutsch veröffentlichte er mehrere phänomenologisch und hermeneutisch orientierte Studien zu Heidegger, Nietzsche, Patoèka, Arendt, Gadamer u. a. (Nietzsche-Studien, Internationale Zeitschrift für Philosophie, Mesotes).

Aus den letzten Publikationen:

Die Erscheinung als Konflikt im Sein, in: Internationale Zeitschrift für Philosophie (1998), Nr. 1, S. 74-84.

La necessita della crisi, in: La fenomenologia e l'Europa, hg. von R. Cristin a M. Ruggenini, Napoli, Vivarium 1999, S. 241-256.

Der Sinn der Anwesenheit, in: Annäherungen. Zur hermeneutischen Phänomenologie von "Sein und Zeit", hg. von D. Komel, Ljubljana, Nova Revija 1999, S. 57-72.

Nietzsches unmoralische Ontologie, in: Hermeneutische Wege. Hans-Georg Gadamer zum Hundertsten, vyd. G. Figal, J. Grondin a D. J. Schmidt, Tübingen, Mohr Siebeck 2000, S. 243-256.

Endlichkeit des Friedens. In: Politisches Denken. Jahrbuch 2000. Stuttgart-Weimar, J. B. Metzler 2000, str. 119-129.

Le signe du nihilisme. In: Nietzsche. Cahier de l'Herne no. 73. Paris, Editions de l'Herne 2000, S. 403-415.

Die Welt nach Nietzsche. München, Fink-Verlag 2001. 238 S.

A propósito de "Los buenos europeos". In: adef. Rivista de filosofia XVI (2001), No 1, 97-100. Altamira, Buenos Aires.

Smysl koneènosti [Sinn der Endlichkeit]. Praha, Oikúmené 2001. 223 S.


Wolfhart Henckmann: Bergson und Scheler

Schelers Auseinandersetzung mit der Philosophie Bergsons

Max Scheler (1874-1928) gehört zu den frühesten Bewunderern Bergsons in ‚Deutschland. Er hat die Übersetzung von Bergsons Schriften im Verlag E.Diederichs angeregt und gefördert. Den Plan, Bergsons Philosophie in einer Monographie darzustellen, hat er jedoch nicht verwirklichen können. Stellungnahmen zu Bergsons Philosophie durchziehen nichtsdestoweniger eine Vielzahl seiner Schriften, angefangen von der nicht veröffentlichten Logik (1906) über verschiedene erkenntnistheoretische Aufsätze bis hin zu anthropologischen Schriften der zwanziger Jahre. Bei aller Hochachtung nahmen seine kritischen Einwände gegen zentrale Konzeptionen Bergsons im Laufe der Jahre zu, schon vor dem ersten Weltkrieg. Sie sammeln sich in den für die Zeit charakteristischen Schlagworten des "Panvitalismus" und des "Irrationalismus". In deren Entfaltung sucht Scheler zugleich den Standpunkt seiner eigenen phänomenologischen Philosophie und Metaphysik zu rechtfertigen.

Wolfhart Henckmann, Professor für Philosophie an der Ludwig-Maximilians-Universität München, studierte Philosophie, Literaturwissenschaft und Pädagogik an der Universität München, promovierte mit einer Dissertation über die Kunstphilosophie Martin Deutingers (1965) und habilitierte sich mit einer Schrift über die Philosophie K.W.F.Solgers (1976). Seit 1980 Professor an der Universität München und Dozent an der Hochschule für Politik in München. Forschungsschwerpunkte sind Ästhetik, Anthropologie, Kulturphilosophie, Geschichte der Philosophie seit der Aufklärung. 1993 Mitbegründer und Vizepräsident, seit 1997 Präsident der Max Scheler-Gesellschaft. Zahlreiche Aufsätze zu Leben und Werk Max Schelers, u.a.: Max Scheler (München 1998), Person und Wert. Zur Genesis einer Problemstellung, in: Bermes/Henckmann/Leonardy (Hg.): Person und Wert, Freiburg/München 2000, 11-28; Grundzüge einer Hermeneutik der Kultur bei Max Scheler, in: Bermes/Jonas/Lembeck (Hg.): Die Stellung des Menschen in der Kultur, Würzburg 2002, 97-121; Zur Metaphysik des Menschen in Schelers Schrift ´Die Stellung des Menschen im Kosmos´, in: G.Raulet (Hg.): Max Scheler. L´anthropologie philosophique en Allemagne dans l´entre-deux-guerres, Paris 2002, 62-95.


Hans Reiner Sepp: Bergson und Ingarden

Ingardens frühe Schrift zu Bergson - seine unter Husserls Leitung angefertigte Freiburger Dissertation - macht es sich zur Aufgabe, Bergsons Auffassung der Intuition und des Intellekts auf systematische Weise kritisch darzustellen. Dabei geht Ingarden von zwei Behauptungen Bergsons aus: dass zum einen Bewusstseinszustände gewöhnlicherweise nicht unmittelbar wahrgenommen werden, sondern in Formen, die der äußeren Welt entlehnt sind; und dass zum zweiten diese Formen beseitigt werden müssen, um das Bewusstsein in seiner Originalität zu erfassen. Beide Behauptungen macht Ingarden insofern zum Problem, als er zum einen nach der Ursache einer solchen, die Bewusstseinszustände ("les états de la conscience") umformenden Wahrnehmung ("intellektuelle Erkenntnis") und zum anderen nach der Erkenntnisart, aufgrund derer zu dem unmittelbar Gegebenen des Bewusstseins vorzudringen sei ("intuitive Erkenntnis"), fragt.

Hans Rainer Sepp (geb. 1954). Tätig am Centrum fenomenologických bádání (CFB) Prag und der Prager Karls-Universität; Mit-Hg. und Sekretär der Buchreihe Orbis Phaenomenologicus, Mit-Hg. der Reihe Phänomenologie. Texte und Kontexte. Forschungsschwerpunkte: Geschichte und Problemstrukturen der Phänomenologischen Philosophie; Ethik; Ästhetik und Philosophie der Kunst; Interkulturelle Philosophie; Philosophie des 19. und 20. Jahrhunderts. Buchpublikationen u.a.: (Hg.) mit Th. Nenon: Edmund Husserl, Aufsätze und Vorträge 1911-1921 (1987); (Hg.) Edmund Husserl und die Phänomenologische Bewegung. Zeugnisse in Text und Bild (1988); (Hg.) mit Th. Nenon: Edmund Husserl, Aufsätze und Vorträge 1922-1937 (1989); (Hg.) mit H.-M. Gerlach: Husserl in Halle. Spurensuche im Anfang der Phänomenologie (1994); Praxis und Theoria. Husserls transzenden-talphänomenologische Rekonstruktion des Lebens (1997); (Hg.) Edith Stein, Potenz und Akt. Studien zu einer Philosophie des Seins (1998); (Hg.) mit L. Hagedorn: Jan Patocka, Texte - Dokumente - Bibliographie (1999).


Miroslav Petricek: Bergson und Bergson

Bergson in seiner Zeit und Bergson in unserer Zeit - was verbindet und was unterscheidet diese zwei Gestalten? Sind sie eine Figur und dieselbe oder zwei verschiedene? Die Überlegung, die sich diesem Problem widmet, befaßt sich letzten Endes mit der Problematik der Rezeption philosophischer Texte.

Miroslav Petricek lehrt Philosophie an der philosophischen Fakultät der Karlsuniversität Prag. Forschungsgebiete: Phänomenologie, Dekonstruktivismus, philosophische Aspekte der vergleichenden Literaturwissenschaft. Bücher: Úvod do (souèasné) filosofie (Einleitung in die (gegenwärtige) Philosophie), Prag 1991ff., Znaky každodennosti (Zeichen der Alltäglichkeit ), Prag 1993, Majestát zákona. Raymond Chandler a pozdní dekonstrukce (Die Majestät des Gesetzes. Raymond Chandler und die späte Dekonstruktion), Prag 2000. Unzählige Artikel und Übersetzungen (z. B. Levinas, Totalité et infini, 1997, Merleau-Ponty, Le visible et l'invisible, 1998, J. Derrida, La voix et le phénomene, 1993, P. Ricoeur, Temps et récit I, 2000, Zusammenarbeit an der Übersetzung von Heideggers Sein und Zeit, 1996).